«Barbie Stasi»



Mercredi 25 Février 2015

Après la Barbie qui suit une chimio, la Barbie startupeuse, voici «Hello Barbie», la première Barbie interactive. Un peu « Big Brother » sur les bords ? On est en droit de se demander.


«Hello Barbie» doit arriver sur le marché à la fin de cette année aux États-Unis. En attendant sa sortie, elle inquiète déjà. Poupée interactive, smart, elle pourra chater comme si de rien n’était avec les petites filles (et les petits garçons), savoir ce qu’ils aiment. Et c’est un peu là que le bat blesse. C’est en tout cas, ce qui semble inquiéter la presse allemande, notamment le Stern, selon le site Slate.
 
Ce mois-ci, la dernière Barbie du fabricant de jouets américain Mattel a été présentée à New York. Si on ne doute pas une seconde que Barbie est intelligente, celle-là, l’est encore plus, quand bien même, elle est blonde. Elle est surtout équipée d’un dispositif de reconnaissance vocale et d'une connexion WiFi. Ainsi, elle enregistre ce qui se dit autour d’elle.
 
Techniquement, quand elle entend une voix connue, elle l’a capte et fait suivre illico les informations à un serveur mis en place par Mattel. Si la technologie s’appelle ToyTalk, on comprend que le procédé laisse pantois. D’ailleurs, le magazine Stern en Allemagne, a aussitôt surnommé cette Barbie, «Barbie Stasi», ce qui en soit en dit long.
 
« Mattel veut également enregistrer les goûts des enfants. Cela sert soi-disant à donner des réponses adéquates. On imagine aisément la valeur que représente pour un fabricant de jouets une base de données utilisable qui recense les goûts des enfants », explique encore l’hebdomadaire allemand. En somme, une Barbie espion à la maison ? Et qui en plus, va vous faire dépenser de l'argent...

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