CALM : des réfugiés «comme à la maison»



Vendredi 4 Septembre 2015

L’association d’aide aux réfugiés Singa a lancé un site afin d’héberger des réfugiés, «comme à la maison».


Des réfugiés syriens au Liban
Des réfugiés syriens au Liban
Une initiative bien dans l’actualité. Une association « à l’esprit start-up », comme le rapporte Le Figaro, vient de lancer l’opération CALM. L’acronyme de « comme à la maison » est en fait une initiative incitant des bénévoles à accueillir des réfugiés chez eux. Pour ce faire, elle va s’appuyer sur une campagne de crowdfunding afin de lever des fonds. Cette dernière va commencer à la fin du mois de septembre.
 
CALM est un programme qui met en contact des migrants ou des réfugiés avec des bénévoles afin de les héberger. La longueur du séjour varie, de un à trois mois, jusqu’à une année entière. L’initiative se base sur le principe de l’économie de partage, valeur en hausse. À l’origine de ce projet, Nathanaël Molle, l'un des cofondateurs de l’association française Singa. Singa a été créée il y a deux ans pour favoriser l’insertion socio-économique des réfugiés.
 
Depuis le lancement très récent de CALM, la fréquentation du site de Singa a fait un bond : pas loin de 200 personnes se sont enregistrées afin d’offrir une chambre pour une durée de un mois « pour commencer. » Interrogée par Le Figaro, Alice Barbe, une autre fondatrice de Singa explique : « on a tous types de familles parmi les inscrits : des agriculteurs, des banquiers, des gens qui vivent à la campagne, d’autres en ville, à Béziers, Montpellier, Bruxelles... »
 
Des réactions spontanées et souvent enthousiastes qui contredisent les thèses de repli ou d’indifférence face aux sorts réservés aux réfugiés. « Il y a aujourd’hui un vrai réveil de la société civile sur cette question-là. On ne peut plus rester sans rien faire, c’est un message qu’on reçoit tout le temps », poursuit Nathanaël Molle. Dans la pratique, un genre de cahier des charges est défini pour la cohabitation au quotidien. Également afin d’éviter les conflits liés aux différences culturelles, « sources de malentendus » potentiels.
 
En ces temps troublés par la crise inégalée des migrants, on salue cette initiative citoyenne, qui s’inscrit dans un esprit à la fois start-up et associatif. Et on croit Alice Barbe quand elle dit : « si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d’accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde ».

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