Des élèves de L’ENA à la découverte de start-up



Vendredi 29 Mai 2015

Pour la 4ème édition de la « Startup Assembly », le Festival des start-up qui se tient en France cette semaine, 80 élèves de L’ENA ont rendu visite à de florissantes structures de l’écosystème numérique.


Des élèves de L’ENA à la découverte de start-up
L’ENA et start-up, deux concepts antagonistes ? C’est ce que l’on pourrait croire. À l’occasion de la 4ème édition de la Startup Assembly, « Le Festival des Startups » qui se tient actuellement en France, des élèves de la prestigieuse École Nationale d’Administration se sont rendus dans les locaux de start-up florissantes : BlaBlaCar, Leetchi, Capitaine Train, KissKissBankBank, Mauna Kea Technologies et A Little Market. « Un programme chargé », explique au Figaro, Marc-Arthur Gauthey, à l’origine de l’opération.

Si l’événement semble normal, il n’en reste pas moins rarissime et exceptionnel. Un peu comme si l’ENA et les start-up étaient deux univers aux contours bien définis. Pire, des mondes distincts qui ne communiquent pas entre eux. D’un côté, de futurs décideurs. De l’autre, des incubateurs bien ancrés dans l’air du temps et remplis d’entrepreneurs audacieux. Presque un « choc des cultures ? » se demande L’Express. C’est pourquoi cette initiative est à saluer. On espère qu’elle fera bouger les lignes. Des deux côtés, il y a des codes à transmettre, utiles pour tous. Échanges de bons procédés ? Assurément.

Les rencontres qui ont eu lieu hier, notamment chez Capitaine Train, ont porté leurs fruits. Et de choc des cultures, il n’y a pas eu. Une élève de la promotion Churchill explique à L’Express : « nous sommes une génération au fait de l'évolution numérique. Mais c'est vrai que c'est éclairant pour nous de découvrir un peu plus l'esprit entrepreneurial, parce qu'à l'ENA on a plutôt de l'aversion au risque. » Axelle Lemaire, la Secrétaire d'État chargée du Numérique s’est réjouie que les élèves de l’ENA découvrent cette « culture du risque », rapporte L’Express. Et de là, à les nommer les « startupers de l'État », il n’y a qu’un pas.
 
 

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