Encourager la petite agriculture



Vendredi 17 Octobre 2014

Pour la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, il est temps de reconsidérer et d’aider l’agriculture familiale. Si elle a longtemps été délaissée, elle produit aujourd’hui plus de 80 % de l’alimentation mondiale.


 Encourager la petite agriculture
Plus que jamais, l’agriculture familiale rime avec développement rural durable. Dans les pays du Sud, c'est une priorité absolue. C’est en substance ce que dit la FAO,  l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, dans un rapport rendu cette semaine. 
 
Au-delà, il s’agit aujourd’hui de soutenir cette agriculture. Elle représente 500 millions d’exploitations à travers le monde. Leur surface diminue sans discontinuer. Dans les pays les plus pauvres, plus de 95 % des exploitations sont inférieures à 5 hectares. Surtout, cette petite agriculture est une clé pour les pays du Sud afin de lutter contre la faim. L’avenir de cette « petite » agriculture réside par ailleurs dans le fait « d’ouvrir l’agriculture familiale à l’innovation. »
 
Ces petites exploitations ont été délaissées. L’argent a été investi dans des exploitations industrielles de grande taille, dans le but d’exporter. Résultat, les marchés locaux sont quasi inexistants, comme les infrastructures qui pourraient permettre de développer et de renforcer l’agriculture familiale. Les lacunes sont innombrables. Problèmes de stockage, de conservation, de rendements, de transports. Sans parler des changements climatiques et des phénomènes d’accaparement des terres… 

Pour l’avenir de la petite agriculture, ce sont tous ces éléments qu’il convient de prendre en compte et d’améliorer. Y compris d'investir dans la recherche agronomique, consolider l’agriculture familiale et les techniques agro-écologiques. Il y a du pain sur la planche. Mais c'est un chantier urgent et une des solutions pour lutter contre la faim. On espère que la FAO se donnera les moyens d'y parvenir.

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