Facebook, pisteur



Jeudi 2 Avril 2015

Facebook traque ses utilisateurs, oui et alors ? Facebook traque aussi les internautes non inscrits sur le réseau. Ah.


Facebook, pisteur
La bête noire… On savait déjà que Facebook suivait les usages de navigation de ses utilisateurs, question de pub bien ajustée. En revanche, jusqu’à présent, on ignorait que le réseau social traquait les internautes non inscrits ou désinscrits du réseau. C’est ce que révèle un rapport publié cette semaine. Il a été mené par des chercheurs des universités de Leuven (Louvain), et de la Vrije Universiteit de Bruxelles. L’enquête a quant à elle, été demandée par la Commission de la protection de la vie privée de Belgique. Conclusion : la législation européenne en la matière, est entravée.
 
Comment le réseau social s’y prend t-il ? Il se sert de plug-in sociaux, rapporte Le Monde. C’est à dire, tout ce qui se rapproche d’un bouton like. Ces derniers existent sur des millions de sites partout dans le monde. En gros, ils agissent comme des pisteurs : « Quand un utilisateur logué sur Facebook visite un site contenant des plug-in sociaux, Facebook reçoit l'identifiant Facebook de l'utilisateur, l'identifiant de son navigateur et l'URL de la page visitée », souligne le rapport. Plus surprenant, s’il n’y a pas d’interaction entre un utilisateur et ces plug-in, ils envoient malgré tout des données à Facebook.
 
Les cookies posent aussi problème. Ces micros fichiers sont placés par des sites, en général avec l’accord de l’utilisateur, afin de récupérer des informations de navigation. En revanche, stipule l'étude, toujours selon Le Monde : « Quand un utilisateur de Facebook se déconnecte, Facebook continue de le tracer avec des cookies. » Et comme par magie, les internautes qui n’ont pas de profil Facebook sont aussi victimes de cette méthode. Pour cela, ils se sont juste connectés à une page Facebook accessible à des non membre. Le temps de le faire, et des cookies sont placés sur l’ordinateur de l’internaute. Des techniques de « traque » dénoncées par le rapport. Chez Facebook, on parle « d'inexactitudes. »

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