L’Agriculture 2.0, c'est déjà demain



Lundi 5 Mai 2014

Avec de nouveaux outils high-tech, d’ici dix ans, l’agriculture sera numérique, ou ne sera pas.


L’Agriculture 2.0, c'est déjà demain
Le bonheur est dans le pré ? Oui, mais un pré géré par les nouvelles technologies. Dans une dizaine d’années, il ne s’agira plus pour les agriculteurs, d’arpenter leurs exploitations, mais plutôt de les diriger via des écrans : l’agriculture sera numérique. Déjà, les nouvelles technologies s’engouffrent dans ce créneau : tracteurs dirigés par un satellite, drones pour accroitre le rendement, robots tueurs d’herbes nuisibles, mais respectueux de l’environnement… Demain, beaucoup de ces outils high-tech, comme les caméras ou les GPS, seront installés sur les machines, dans les silos… dans un seul et unique but : rendre le travail plus pointu, et améliorer la production.
 
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces innovations technologiques répondent aux principes de l’agriculture raisonnée. Elles permettront aux agriculteurs, d’économiser d’une part, en réduisant les risques, d’accroître la production, et de limiter l’épandage de substances polluantes dans la nature, d’autre part. Un bémol toutefois : le financement. Car, à plusieurs milliers d’euros, le matériel du futur a un coût, que beaucoup ne pourront pas assumer.
 
Le Delta Y, est un drone conçu par la start-up française Delta Drone. En volant à plus de 100 mètres, il pourra prendre des photos des champs, et calculer la photosynthèse du sol. Une fois connue, elle pourra être rééquilibrée. Le Delta Y peut aussi voler à une altitude moins élevée, à 20 mètres par exemple, et grâce à sa caméra embarquée, reporter une  invasion d’insectes. L’exploitant, ainsi renseigné, saura de façon précise, où traiter, et à quelle dose, dans une logique économique, et écologique. Last but not least, toutes ces informations seront transmises à un cloud, pour être étudiées et conservées.
 
Outre le rendement et l’efficacité, ce qui prime aujourd’hui, dans ces recherches, et avec ces nouveaux outils, est une préoccupation environnementale. En ciblant, mieux, on utilise moins de pesticides. C’est ainsi que des chercheurs de l’Université de Leibniz, à Hanovre en Allemagne, ont imaginé des robots-lasers pouvant éradiquer les mauvaises herbes. Avec une caméra et un programme informatique, ils seront capables d’étudier une plante, de définir si elle est bonne ou mauvaise. À la fois, ils ont intérêt à assurer, car il ne faut pas se tromper !

Si l’extinction des abeilles, victimes des insecticides contenant des néonicotinoïdes, révolte les agriculteurs et les écolos, des chercheurs de Harvard aux États-Unis, sont en train de fabriquer leurs alias robotisés, les robobees. On aimerait que les abeilles ne disparaissent pas, mais déjà, leur clone est en train d’être imaginé, avec récepteurs, ailes et système pour récolter le pollen.

Si le monde digital s’empare des champs, cette agriculture 2.0 pourrait attirer de nouveaux venus dans les exploitations, avec un profil moins traditionnel. Plus geek, quoi ! Si l’avenir de l’agriculture en dépend, pourquoi pas ?

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