L’habitat participatif gagne du terrain



Vendredi 14 Novembre 2014

Les valeurs participatives sont les valeurs du moment. Pas en reste, l’habitat participatif gagne du terrain.


L’habitat participatif gagne du terrain
L’habitat participatif, le logement de demain ? Aujourd’hui, ce mode d’accès à la propriété séduit de plus en plus. Si dans les années 80, il a timidement montré son nez, il a ensuite presque disparu. Actuellement, il revient en force. À tel point que le récent appel à projet de la Mairie de Paris, portant sur trois parcelles consacrées à cet habitat, a récolté trente candidatures...

Si les particularités architecturales sont propres à chaque bâtiment, ce qui distingue l'habitat participatif est la procédure : des habitants avec un projet commun se regroupent en collectif. Ils décident de construire leurs logements selon des valeurs partagées. L’écologie se trouve souvent en bonne place. Mais aussi la solidarité, la mixité sociale, la création d’écoquartiers, celles d'espaces collectifs… Des projets, on l’imagine, difficiles à faire aboutir. Et pourtant, chaque année, au moins un voit le jour. Le cadre juridique reste mal défini, les outils insuffisants, et souvent, la multitude de contraintes, peut à terme, entamer les meilleures volontés.

Souvent, les acteurs d’un projet d’habitat collectif sont motivés par l’envie d'échapper aux logements standardisés. Par ailleurs, le coût de construction est souvent moins élevé qu’un logement classique. Il y a quatre ans, plus de la moitié des logements collectifs privés construits étaient des produits défiscalisés. Ils permettaient de rentabiliser son argent et le but n'était pas forcément d' y habiter. Aujourd’hui, l’habitat participatif, c’est tout le contraire.
 
Résultat, en Île de France, les communes jouent de plus en plus cette carte, en réservant des terrains à ce type d’habitat, y compris à Paris. Au printemps, la ville a en effet lancé un appel à projet, qui s’est terminé le 7 novembre dernier. Il s’agissait de trois terrains situés dans les 19ème et 20ème arrondissements. Trente collectifs d’habitants se sont créés et se sont portés candidats.
 
Aujourd’hui, il y a un réel attrait pour ce genre d’habitat. À plus forte raison, car il prend souvent moins d’espace que des logements classiques : « De nombreuses parcelles sont délaissées par les promoteurs immobiliers car jugées trop petites pour assurer une rentabilité économique, y compris en Île-de-France. En revanche, elles peuvent accueillir des projets d’habitats participatifs, plus flexibles », explique à 20 Minutes.fr, Jean-Michel Daquin, le président de l’ordre des architectes d’Île de France. Moins gourmand, plus souple, moins cher, l’habitat participatif a tout bon. De là à le considérer comme l’habitat de demain, il n’y a qu’un pas, mais grand à franchir.
 

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