L'œil de Moscou au « Daily Telegraph » ?



Jeudi 14 Janvier 2016

Le quotidien britannique « The Daily Telegraph » entend bien tout savoir des faits et gestes de ses employés.


L'œil de Moscou au « Daily Telegraph » ?
Mouchard, rapporteur, traqueur, ou « employee-tracking device » en Anglais ? Dans tous les cas, un petit boîtier a été installé sous le bureau des membres de la rédaction de ce quotidien britannique, sans qu’aucune information préalable n’ait filtrée. Du coup, lundi, quand les salariés sont rentrés de week-end, ils se sont demandés – à juste titre – de quoi il s’agissait. Et là, paf, ce module est en réalité un dispositif pour espionner son prochain.
 
Il s’appelle « OccupEye. » Ce système, placé en « loucedé » donc, est un détecteur de présence. Le dispositif, connecté, enregistre la présence d’un individu – ou non – grâce à ses mouvements et la chaleur émise par son corps. Ces informations sont ensuite envoyées « dans une jolie interface très fonctionnelle », rapporte Libération. Cette dernière est capable de dire « si un poste de travail est occupé ou non. » Bonne ambiance et bon esprit.
 
Pire, si on le souhaite, le module connecté livre des informations très précises : « d’un clic, il est alors possible de savoir si un journaliste s’est absenté, combien de temps a duré cette pause présumée, et le temps effectif moyen passé devant l’écran chaque jour de la semaine », dit encore Libération. On s'en doute, le personnel concerné n’a pas vraiment apprécié l’installation de ces traqueurs.
 
Un des employés a même déclaré à Buzzfeed, le magazine on line qui a révélé l’affaire : « jamais le fait d’aller faire caca sur mon temps de travail n’a autant ressemblé à un acte de rébellion. » La Direction, quant à elle, pour éteindre le feu, s’est justifiée en disant que l’opération ne devrait durer que quatre semaines. Surtout, son but serait écolo. La surveillance aurait en effet pour objectif, de réduire « les dépenses énergétiques » des postes de travail. Ben voyons. En attendant, les boîtiers ont été retirés manu militari. Mais quand même, ça fait un peu œil de Moscou au « Daily Telegraph. »

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