La fête matinale before-work



Jeudi 11 Février 2016

La première édition du « Daybreaker » a eu lieu à Paris au mois de janvier dernier. Il s’agit de faire la fête avant d’aller travailler. Tout un concept.


La fête matinale before-work
Il y a l’after, la before, la before de l’after et des afters de before... Et maintenant, le Daybreaker ou before-work. Concept étrange s’il en est. Il s’agit de faire la fête avant d’aller travailler, « la teuf avant d’aller au taf » peut-on lire sur le site de 20minutes.fr. Une journaliste motivée a testé le concept. Forcément américain. Né à New York en 2013, il a fait des émules à Los Angeles, San Francisco avant de toucher toutes les métropoles du monde, Londres, Sao Paulo et Sydney. Cette fête matinale before-work a donc débarqué à Paris. À l’origine, la fondatrice de Daybreaker, Radha Agrawal et son compagnon Matthiew Brimer, sont partis d’un simple constat. Ils n’en pouvaient plus de « sortir dans les bars et en clubs. A New York, tout le monde buvait, tout le monde était sur les drogues, mais plus personne n’était connecté, la vie nocturne était devenue sinistre. »

Lever À 5 heures donc, car la fête commence à 6 heures. C’est un trip quand on sait qu’il faut ensuite se rendre au bureau. Et a priori, être productif. C’est un challenge. Le Daybreaker s’adresse à des « artistes, entrepreneurs, amateurs d’expériences inédites » et incite les participants à « avancer leur réveil et oser une expérience hors du commun. » Le Rendez-vous a lieu (sic), dans « un lieu magique en plein coeur de Paris, dès 6h du matin. » L'invitation précise « Soyez funky, coloré, déjanté, animal » et conseille des « costumes exubérants ». Dans le cas de la première édition parisienne, le Daybreaker se tenait au Théâtre du Renard dans le 4ème arrondissement.
 
Il faut imaginer, sortir de chez soi à 6 heures du matin en plein hiver, le Daybreaker parisien ayant eu lieu le 29 janvier. Inhumain ? Dur en tout cas. Résultat, une séance de yoga est proposée à 6 heures pour les premiers arrivants. Histoire de se mettre en forme. La journaliste de 20minutes, Anne Demoulin, rapporte les propos de l’attachée de presse qui l’a invitée : « super, vous êtes là ! J’ai eu plein de désistements hier soir. Les journalistes trouvaient le concept sympa, mais ils ne se voyaient pas se lever si tôt ! » Dans tous les cas, et contre toute attente, la salle est comble. Tout cela pour boire des smoothies, du thé des yogis et des jus verts, manger des barres de céréales et des fruits... À 9 heures, chargés en « énergie collective et positive » les fêtards partent au boulot, ravis. Fou non ?

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