Les arguments des eurosceptiques



Cafeine Le Mag
Jeudi 26 Janvier 2012

À l'heure où la Grèce croule sous les dettes et où l'Europe brave ses interdits en matière de sauvetage, tous admettent que les eurosceptiques avaient raison. Ces derniers avaient prédit ce qui allait arriver, mais ont été stigmatisés par les médias qui ont majoritairement pris parti pour la mise en place de la monnaie unique. Aujourd'hui ces derniers s'excusent et admettent que les eurosceptiques ont gagné la partie.


Les eurosceptiques en liesse

Les arguments des eurosceptiques
Avec une précision prophétique, les eurosceptiques qui militaient ardemment contre la monnaie unique ont vu leur prévision s'accomplir : à savoir une impossibilité de l'euro. Bien plus écoutés que les eurosceptiques, les pro-euros vantaient la stabilité économique qu'apporterait la monnaie unique. Aujourd’hui, preuve est faite qu'il n'en est rien puisque la Grèce risque la faillite et qu'elle cause à elle toute seule un ralentissement qui touche toute la zone euro. Les eurosceptiques avaient pourtant expliqué pourquoi et comment cela arriverait-il. Bon nombre de personnes considèrent aujourd’hui que ces derniers ont gagné la partie, et les partisans de la monnaie unique se voient contraints de rendre des comptes. Ainsi, les grands médias commencent à faire profil bas et certains même s'excusent d'avoir pris parti pour les pro-euros. Ils ont en effet une influence notable et donc une responsabilité certaine dans les prises de partie de l’opinion publique.

Le point de vu du Financial Times

Le Financial Times n'est pas peu fier d'occuper la position de meilleure publication économique de Grande-Bretagne. Cependant, son regard étriqué sur l'euro ne l'a pas empêché de ne laisser aucun doute sur les bienfaits du passage à l'euro quand bien même on s’apercevrait aujourd’hui qu’il avait tort. Ainsi, ce dernier ne réservait que très peu de place aux interviews et articles eurosceptiques. En 2001, il soutenait l'argument d'une stabilité économique à long terme qu'apporterait l'euro à la Grèce. De même en 2008 où l'Irlande montrait déjà des signes de faiblesse, ce dernier restait optimiste en affirmant que l'Europe prenait son envol. Aujourd'hui, l'avis des eurosceptiques refait surface et écrase tous ces arguments. Ce qui remet en doute la clairvoyance des médias et notamment celle du FT et de la BBC qui se sont prononcés favorablement à l'euro, et ont usé de leur influence à cet égard, faisant passer les eurosceptiques pour des extrémistes aliénés. Et les politiciens alors ?

Remise en question des politiciens

Face à la crise et à la victoire des eurosceptiques, certains médias reviennent sur leur position, mais les politiciens semblent conserver leur point de vue. Ainsi, David Cameron, premier ministre britannique refuse pour le moment d'envisager une renégociation de la place de la Grande-Bretagne dans l'Europe. Bien qu’il admette la nécessité d'une remise en question, ce dernier considère qu'un référendum ne ferait que porter préjudice à la crise de l'euro. Un référendum que les eurosceptiques exigent en prônant l'urgence de la situation. David Cameron, a bien du mal à contenir le mouvement contestataire de ces derniers et a imposé à son parti de ne pas encourager la tenue de ce référendum. Il a ainsi attisé de surcroit la colère des élus qui n'entendent n’en faire qu'à leur tête. Les eurosceptiques avaient raison depuis le début, et personne ne les a écoutés. Les politiques vont-ils persister dans cette voie ou finalement prendront position en faveur des eurosceptiques ?

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