Les toilettes à la loupe...



Lundi 15 Décembre 2014

Invisible à l’œil nu, les toilettes abritent pourtant tout un monde où se concentrent les microbes…


Les toilettes à la loupe...
Les toilettes à la loupe, les microbes à la pelle. Beurk, pourrait-on dire en lisant les résultats d’une étude américaine. Publiée au mois de novembre dernier, l’étude menée par l’organisation Applied and Environmental Microbiology, dresse un tableau peu ragoûtant des toilettes, qu'elles soient privées ou publiques. Elle a été commandée pour des questions de sécurité sanitaire. Les scientifiques sont partis du fait que les habitants des pays développés (nous), passent 90% de leur temps à l’intérieur d’un bâtiment. Les logements bien sûr, mais aussi les édifices partagés comme les bureaux, les écoles, les administrations, les hôpitaux, les restaurants… Il ne faut pas être parano pour se douter que tout ce petit monde, quand il va aux toilettes, draine des microbes, et pas des moindres. Les scientifiques ont donc décidé de passer au crible les WC. Et plus largement, les communauté bactériennes qui s’y trouvent et s’y développent tranquillement. Ils ne sont pas allés très loin regarder tout cela de près, juste dans les toilettes de l’Université de San Diego en Californie, où ils travaillent.
 
Et là ? Ils se sont livrés à différents tests. Des prélèvements toutes les heures sur une journée complète ont été faits, d’autres sur un mois, d’autres sur deux. Avec les 600 échantillons récoltés à divers endroits - par terre, sur la lunette des toilettes, au niveau des distributeurs de savon - ils ont pu se mettre à l’ouvrage. Leur première conclusion est que le lieu de tous les dangers est la chasse d’eau. Qui l’eût cru ? La vilaine, elle dissémine à droit et à gauche les microbes. Dans les toilettes pour dames, la flore vaginale est très présente. Chez les hommes, excusez pour les détails, ce sont les matières fécales qui sont les plus nombreuses. À la fois, c’est la nature. Et les scientifiques se veulent rassurants : le temps joue contre les microbes. En effet, plus il passe, et plus ces micro-organismes se dissolvent : ils n’aiment ni le froid, ni l’air libre, ni le sec. Au fil du temps, ils disparaissent et sont remplacés par des bactéries que l’on a sur la peau, ou qui viennent de l’extérieur. Ça, c’est la bonne nouvelle !
 

Notez