POC21 : des idées et des éco-hackers



Vendredi 2 Octobre 2015

Dans les Yvelines, retour sur le projet POC21, le camp d’innovation qui avait pour but de créer un prototype de société durable.


Le château de Millemont
Le château de Millemont
L’économie collaborative c’est la grande tendance. Parmi toutes les initiatives qui se développent sur ce modèle alternatif, il y a à boire et à manger. Mais aussi, de nombreux projets porteurs. À l’image de ceux développés dans le temple du collaboratif pratique, le camp d’innovation POC21, (Proof of Concept 21), qui a fermé ses portes le 18 septembre dernier. Le projet de POC21, co-produit par OuiShare, et le collectif allemand OpenState, est un accélérateur de solutions durables et open source. Situé au château de Millemont dans le 78, ce workshop unique en son genre, a duré cinq semaines, et a réuni 50 innovateurs venus du monde entier. Il a été mis en place afin de concevoir en open source, douze solutions et produits respectueux de l’environnement.
 
Actualité oblige, POC21 est bien sûr une référence à la COP21, la conférence des Nations Unies sur le climat qui se tiendra en décembre prochain, à Paris. Il a regroupé des éco-hackers, que les journalistes de 20minutes, en collaboration avec la compagnie d’assurances, la Maif, sont allés visiter. En filigrane, se sont élaborés des objets ou des concepts dont la finalité est de modifier nos habitudes, et plus largement, de changer le monde. Programme ambitieux donc. Dans la pratique, ont été conçus des objets bien pensés qui pourraient bousculer nos modes de vie. Un exemple ? La gourde de Mauricio Cordova. L’idée est de fabriquer une gourde capable de filtrer l’eau, et ne coûtant qu’un dollar, ce qui défie toute concurrence.
 
Elle s’appelle Faircap. C’est une gourde qui pourrait bien révolutionner le quotidien de millions de gens. Elle fait partie des douze projets durables développés dans le cadre du projet POC21. Imaginée par l’économiste péruvien Mauricio Cordova, cette gourde est « une unité de purification facile à emporter, et qui fonctionne sans électricité. » Sa particularité : elle filtre instantanément l’eau pour la rendre potable. « Dans le Tiers-monde, cela permettrait d’éviter les maladies liées à l’eau non traitée, qui font des dizaines de milliers de morts chaque année (…) Un filtre permet de traiter environ 1 000 litres d’eau sale, il retient les bactéries et les polluants chimiques », explique Mauricio Cordova à 20minutes.fr. S’il n’arrive pas à séduire les investisseurs, il se tournera naturellement vers le crowdfunding, le principe de financement participatif, très POC21.
 
 


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