Peau de vache



Mardi 23 Février 2016

En terme d’environnement, les bovins ont le mauvais rôle. Mais est-ce vraiment juste de les accuser de tous les maux ?


Elles sont vaches. En matière d’écologie et de protection de la planète, c’est un peu ce qui ressort quand on parle des vaches. Elles sont d’ailleurs accusées de tous les maux, comme le rappelle le site de 20minutes.fr : « elles rotent, elles pètent, elles font des bouses. » La nature quoi. Mais question environnement, il faudra repasser.
 
C'est aussi l'occasion de se demander si cette mauvaise réputation est justifiée, ou si elle est galvaudée. La réponse on l’a. Elle figure dans une étude effectuée par des chercheurs suédois. Les résultats ont été publiés hier, lundi 22 février. Et ils sont à charge pour les vaches : trop de gaz et de déjections émis. Ainsi, rappelle 20minutes.fr, « l’agriculture et l’industrie agroalimentaire représentent un quart des émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne. »
 
Être dans la norme, cela reviendrait à diminuer « de 50 % voire plus » sa consommation de viande de ruminants (bovins et ovins). » Ainsi, « la production de viande de bœuf contenant un kilo de protéines entraîne l’émission de 200kg de CO2. » À titre de comparaison, le chiffre tombe à 10 ou 30 kilos d’émissions de CO2, pour la même quantité de viande de porc ou de poulet.
 
Sans compter que les vaches « pètent et rotent. » Ce qui entraîne la production de méthane. Ce gaz favorise le réchauffement climatique. Par ailleurs, pour produire la viande, de grandes quantités d’eau sont nécessaires. Ainsi, indique l’ONG Friends of the Earth, « 15 500 litres d’eau sont nécessaires pour produire un kilo de viande de bœuf. Avec la même quantité d’eau, on peut produire 12 kilos de blé ou 118 kilos de carottes. »
 
Pour autant, les vaches servent trop souvent de boucs-émissaires. Ce ne sont pas elles les fautives, mais la façon dont elles sont élevées. Il ne s’agit donc pas de laisser tomber la consommation de viande rouge et « d’arrêter l’élevage bovin. » Il s’agit en revanche, de favoriser « une viande de meilleure qualité, élevée dans des conditions environnementales correctes. » Et de choisir d’en consommer de plus petites quantités. Oui, mais quand bien même, les vaches vont continuer d’avoir des flatulences. 

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