Planète : pour stopper les méduses, il faudrait les manger



Mardi 22 Avril 2014

La prolifération des méduses dans les océans atteint un stade inquiétant. Pour enrayer le phénomène, des chercheurs de la FAO proposent plusieurs pistes.


Planète : pour stopper les méduses, il faudrait les manger

« Un océan de méduses ». C’est en ces termes que parlent les experts de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), devant la prolifération de cet animal marin de la famille des cnidaires. Cette nuisance est même sur le point de remplacer « un océan de poissons », qui lui, se réduit à vitesse grand V.
 
La surpêche serait responsable de cette multiplication, qui a commencé dans les années 80. D’abord parce qu’elle élimine les grands prédateurs marins qui leur faisaient barrage. Ensuite, parce que les méduses se nourrissent de larves de poissons.
 
En plus de la surpêche pointée du doigt, si on connaît l’ampleur de la propagation, on ne comprend pas totalement ses causes. Le réchauffement climatique en serait une, et l’accroissement de la richesse de l’eau en nutriments aussi.
 
Mais les experts de la FAO gardent espoir. Dans un rapport récent, ils préconisent en effet de consommer et de développer les produits à base de méduse dans l’alimentation. Ce serait la première piste pour endiguer le phénomène : « Si vous n’arrivez pas à les combattre… mangez-les » disent-ils ! Apparemment, la salade de méduse est un plat loin d’être exceptionnel, en Thaïlande, au Vietnam et en Chine. L’histoire en revanche ne dit pas s’il se mange froid.
 
Seconde alternative : exploiter la « méduse immortelle », (Turritopsis nutricula). Cette variété serait en effet capable de modifier le mécanisme de vieillissement chez l’homme. Elle pourrait servir à la fabrication de produits cosmétiques régénérants, et devenir ainsi une manne autant qu’un marché providentiels.
 
En attendant des produits miracles pour l’alimentation ou la jeunesse éternelle, l’invasion des méduses continue, et en même temps, continue de causer des dégâts.
 

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