Pour lutter contre la prostitution l’Italie se lance dans le « shaming » des clients



Paolo Garoscio
Mercredi 4 Juin 2014

La nouvelle arme de lutte contre la prostitution de la police italienne n’est pas courante et pourtant est efficace à en croire les retours donnés par les statistiques. En plus d’une amende très grosse, les gendarmes de la petite ville de Varcaturo, dans la province de Naples, jouent désormais sur le sentiment de honte des clients des prostituées en faisant du « shaming » (ou presque). Une technique psychologique contestable, sans doute, mais comme on dit : « A la guerre comme à la guerre ».


cc/flickr/Baptiste Pons
cc/flickr/Baptiste Pons
Le « shaming », de « shame » signifiant « honte » en anglais, est le fait de mettre à la vue de tout le monde les mauvais actes d’une personne. En général, aux Etats-Unis, ce sont des parents qui utilisent cette technique pour punir leurs enfants et leurs adolescents à la suite d’une bêtise particulièrement grave. Et puis le phénomène est arrivé sur Internet du coup on a vu fleurir le « dog shaming » dont le principe est de poster sur Internet une photo de son chien avec un panneau décrivant la bêtise de ce dernier.

On ne sait si les gendarmes de Varcaturo sont des adeptes des sites internet humoristiques mais en tout cas ils auraient trouvé une solution pour que les clients des prostituées n’aient plus trop envie d’y faire un tour.

En plus d’une amende qui peut atteindre 400 euros pour le fragrant délit de prostitution et d’actes obscènes en lieux publics, les nouveaux procès-verbaux du secteur lors des amendes pour ce type de délit ne sont pas des plus sobres.

On peut désormais y lire des choses comme « Surpris dans sa voiture pendant qu’il avait une relation sexuelle orale avec un prostituée » et d’autres détails croustillants. Et si cette précision peut paraître surprenante, l’idée est simple : obliger le client à se présenter le plus rapidement possible au commissariat.

En effet, en cas de non-paiement de l’amende dans un certain laps de temps, celle-ci est notifiée à la maison du concerné. Et on se doute que le client ne désire pas vraiment que sa femme, sa compagne ou sa mère se voient notifier une amende de 400 euros avec un procès-verbal comportant ces beaux petits détails.

Cette mesure aurait fait son effet et même si la prostitution aux abords de la ville continue d’exister, il semblerait que les clients se fassent plus rares…

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