Publicité : pour sa nouvelle « Slim can » Perrier se prend pour Marc Dorcel



Paolo Garoscio
Jeudi 19 Juin 2014

Internet a eu la surprise, mercredi 18 juin 2014, de découvrir la nouvelle publicité de Perrier pour le lancement de sa nouvelle cannette, la Slim can. Et l’accueil a été loin d’être celui voulu par la marque puisqu’elle a fait un gros badbuzz. La faute au caractère sexuel des propos tenus dans la publicité, ou plutôt aux sous-entendus sexuels.


cc/flickr/ wavelab.be
cc/flickr/ wavelab.be
Perrier est tombée bien bas avec cette publicité. Alors que la marque a toujours été symbole de classe voire même de bourgeoisie, une bourgeoisie toutefois « amusante », là elle tombe dans ce qu’on appelle vulgairement le « trash ». Mais si vous n’avez pas encore vu la publicité en question vous risquez de ne pas comprendre, alors la voici :
 

Qu’avons-nous là ? Quatre jeunes femmes qui parlent, lors de ce qui ressemble à une « réunion Tupperware », d’un truc qu’elles « ont ». Il est question de « taille », de « gourmandise », de « plaisir »… un truc qui « rentre » en verre ou en plastique.
 
Avec le succès récent des « réunions sextoys », on peut penser alors qu’il s’agit d’une de ces réunions durant lesquelles cesdames achètent des jouets sexuels à l’insu (ou pas) de leur compagnon ou car elles sont seules et qu’elles ont une vie sexuelle comme tout le monde. Et comme les sextoys sont encore assez tabou, on en parle avec une sorte d’innocence, sans les mentionner. 
 
Et puis, coup de théâtre : il s’agissait en fait d’une réunion « bouteilles de Perrier » ? Au-delà du fait qu’on comprend difficilement qui irait à une « réunion bouteilles de Perrier » dont le concept est assez flou, on ne comprend pas le pourquoi de cette publicité.
 
Internet a donc réagi au quart de tour estimant la publicité de sexiste, certains la trouvant « lourde »… et on peut un peu les comprendre bien que la réaction soit probablement exagérée. Il est toutefois vrai qu’on ne voit pas en quoi ces sous-entendus sexuels ont un quelconque rapport avec les bouteilles et cannettes de Perrier passées, présentes et futures. 
 
Ou alors était-ce juste l’occasion de faire parler quatre jeunes et jolies femmes de leurs plaisirs solitaires ? Auquel cas, ce n’est pas une bonne publicité. Et puis c’est un concept déjà utilisé maintes et maintes fois…
 
Chez Perrier, qui a réagi à ces critiques, on se défend de tout sexisme estimant la publicité dans la lignée de Perrier « décalée et drôle » et que les sous-entendus ne sont là que « pour faire rire ».

Non seulement c’est raté, mais ils semblerait qu’ils aient un sens de l’humour un peu macho quand même…
 

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