Réchauffement climatique : coup de froid sur la libido



Jeudi 5 Novembre 2015

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le réchauffement climatique refroidirait la libido.


Si la planète a chaud, la libido pourrait bien attraper un coup de froid. D’accord, cela ne paraît pas totalement logique au premier abord. Pourtant, le réchauffement climatique pourrait se faire sentir là où on ne l’attendait pas. Précisément dans le domaine de la sexualité et plus largement, celui de la fertilité. Le réchauffement climatique pourrait ainsi contribuer à refroidir la libido. C'est ce que révèlent des chercheurs américains des universités de la Nouvelle-Orléans, de Floride et de Santa Barbara. Ils viennent de publier le résultat de leurs travaux commandés par le Bureau américain des recherches économiques, et repris par The Independent.

Le sujet est donc très sérieux. Et très préoccupant. Car le réchauffement climatique ne se résume pas à la fonte des glaces, à la montée du niveau des eaux, ou aux épisodes caniculaires. En effet, selon ces scientifiques américains, le réchauffement climatique va avoir un impact très important sur notre vie sexuelle. Comment ? À cause de l'augmentation de la température. Si elle ne baisse pas, elle pourrait provoquer « un effondrement de la natalité et une baisse de la fréquence des rapports sexuels au cours des prochaines décennies », rapporte le site Metronews. Dans les faits, plus la température est élevée, moins l’homme, et la femme ont envie de s’accoupler.

Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait penser, neuf mois après un épisode de forte chaleur, ce n’est pas un bébé qui pointe le bout de son nez, mais le taux de natalité qui baisse. Et de façon tout à fait symptomatique. Ainsi, les chercheurs ont découvert « qu'au moment où les températures sont les plus hautes (aux alentours de 26.6°C), le taux de natalité subit une forte baisse dans les mois qui suivent », rapporte Metronews. Pour arriver à cette conclusion, ils ont passé au crible les données météo et l'évolution de la fécondité aux États-Unis, ces dernières années.

À 20minutes.fr, les chercheurs expliquent : « nous avons découvert que les fortes chaleurs provoquaient une baisse importante du nombre de naissances (…) la hausse des températures avaient un impact important sur la fréquence des rapports sexuels et qu'elles pouvaient aussi affecter les niveaux d'hormones, et donc les pulsions sexuelles. En outre, cela pourrait également nuire à la santé reproductive, à la qualité du sperme chez l'homme, ou celle de l'ovulation chez la femme. » Pire, seul le recours à l’air conditionné pourrait aider les humains à faire la culbute, et au-delà, à se reproduire. La perspective est enchanteresse.

Il est donc temps d’agir. Sans compter cette idée de l’air climatisé, si on ne réussi pas à limiter le réchauffement climatique, ce sont 107 000 naissances de moins chaque année, ne serait-ce qu’États-Unis, d'ici la fin du siècle. Une chute du taux de natalité de 0,7% serait une catastrophe pour les pays développés. Si on sait désormais que « les températures extrêmes peuvent affecter la fréquence coïtale », on se dit que ce sera peut-être un argument de poids lors de la Cop 21, la Conférence sur le climat de Paris. En plus, l’air conditionné est ultra polluant…

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