Saint-Précaire, patron de la jeunesse européenne



La Rédaction
Jeudi 16 Mai 2013

Nouvelle icône de la jeunesse européenne, Saint-Précaire protège aujourd'hui des millions de fidèles qui ne sont pas parvenus à trouver une alternative à la précarité de la vie. Cette nouvelle classe sociale apparue peu après les années 2000 menace la sécurité sociale et le fondement même de la civilisation européenne selon l'avis de nombreux sociologues.


Saint-Précaire, patron de la jeunesse européenne

Le « précariat », une idée assez loufoque

Les premiers dévots du « précariat » sont apparus au grand jour en Italie lors d'un défilé peu commun à Milan début 2004. À l'idée assez rocambolesque de la création de cette nouvelle variante de la religion catholique s'ajoute une majorité de fidèles composés de jeunes fraîchement diplômés et de personnes entrées dans le cercle des chômeurs depuis peu de temps. Aussi insolite que cela puisse paraître, les pieux demandent grâce au pied de San Precario, afin qu'il les protège comme tout autre saint patron des métiers. Le concept du « précariat » est tel qu'une meilleure vie s'obtient uniquement par la prière et la supplication. Ne se cantonnant pas aux mouvements populaires et aux défilés en pleine rue à l'effigie d'une statue d'un homme vêtu d'une robe verte, cette communauté catholique se réunit au sein de la paroisse de Saint-Précaire. Ces églises existent bel et bien et regroupent de plus en plus de jeunes aux quatre coins de l'Europe. L'église paroissiale de Saint-Précaire est à l'image de la pauvreté, comprenant essentiellement quatre grands murs, sans fenêtres ni toits. Le désespoir se fait ressentir dès l'entrée des lieux. Encore plus étonnants, les fidèles sont souvent des petits travailleurs qui perçoivent un salaire de misère au profit du haut clergé. Paradoxalement à la précarité de la vie de ses dévots, l'église entretient une croissance économique spectaculaire avec un budget superflu.

Les précaires, victimes de la crise économique

Liés par l'ambiguïté de leur vie future, les précaires relèvent d'une catégorie de population coincée entre la prospérité et la pauvreté totale. Dépourvus de tout confort matériel, ils sont également menacés de l'effondrement de leur rang social. Les bancs des églises paroissiales de Saint-Précaire grossissent chaque année, notamment au Portugal, en Grèce, en Espagne et en Italie. Pour cause, les sociologues et les enseignants-chercheurs américains dénoncent la crise financière qui sévit en Europe depuis près de 4 ans. Aucun pays du Vieux Continent n'est parvenu à endiguer la crise à coup d'aides sociales et financières. Les nouvelles applications relatives à l'augmentation du taux d'emploi à durée déterminée n'ont fait qu'accroître la précarité, même dans les pays les plus faiblement exposés comme l'Allemagne. Ici, près de 7 millions de personnes demeurent sous-payées avec un salaire mensuel qui oscille autour de 400 euros. Bien que les jeunes soient majoritaires dans le « précariat », aujourd'hui des enquêtes ont permis de recenser de nouveaux arrivants, notamment des groupes de travailleurs âgés de plus de 36 ans. Leur vie a changé au cours des années les rendant démunis et marginalisés. Certains connaisseurs voient les précaires comme une source de danger pour la stabilité économique de l'Europe. Outre le groupe des personnes plus âgées, le « précariat » regroupe également une minorité de gens enclins à la violence et à la criminalité. D'autres, vivent dans le rêve de trouver un jour un emploi stable sans en chercher véritablement.

Pourquoi les précaires mettent-ils en danger le modèle sociétal et économique européen ?

Les précaires sont à la source de nombreuses émeutes récentes. Par exemple, Londres et Madrid ont été victimes de manifestations assez violentes il y a de cela deux ans. Mais le danger ne se situe pas là où on l'attend. Certes les insurrections se multiplieront au fil des années, mais les sociologues appréhendent la montée en puissance des populistes anti-immigration et anti-européens. Les précaires âgés attribuent en effet la responsabilité de leur situation aux étrangers qui occupent une part belle du secteur de l'emploi. Les jeunes précaires quant à eux sont pour la plupart orientés vers le néo communisme. D'autres sources confirment que certaines personnalités politiques sont derrière les précaires âgés, notamment en France, en Finlande et en Suède. Selon toujours le point de vue des sociologues, la situation risque de s'envenimer puisque les dirigeants européens ne trouvent pas de solutions efficaces pour lutter contre la crise économique. La crise sociale apparaît imminente avec en outre une crise entre les générations de précaires. Les statistiques révèlent en effet une élite politique vieillissante en Europe qui souhaiterait défendre l'opinion des précaires issus de leur génération. Les jeunes fidèles n'en seraient que plus frustrés.

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