SeaBubble, la voiture volante



Lundi 15 Février 2016

Le visage de Paris sera bientôt métamorphosé avec des voitures volantes, capables de survoler la Seine ou de naviguer dessus.


À Paris, des voitures volantes. Science-fiction ? Non, un projet concret qui pourrait bien se réaliser plus vite que prévu. Comment ? Avec les voitures volantes imaginées par le navigateur Alain Thébault. Ce dernier a déjà conçu l’hydroptère, ou hydrofoil boat avec Éric Tabarly. Un « bateau dont la coque s’élève et se maintient en équilibre hors de l’eau à partir d'une certaine vitesse, grâce à la portance d'un ensemble d'ailes immergées, qui fonctionnent selon le même principe qu’une aile d'avion », dixit Wikipédia.
 
À Paris, il n’est pas question d’hydroptère mais de SeaBubble. Des voitures pensées pour « naviguer dans les villes. » Selon lefigaro.fr, le maire de Paris, Anne Hidalgo, souhaite « que Paris soit la première ville équipée. » Ce qui forcément, changerait le visage de la cité. Ces véhicules volants conduits au début par des chauffeurs, ont pour vocation de devenir autonomes. En revanche, ils « ne voleraient pas entre les immeubles, mais au-dessus de la Seine. » Ils pourraient notamment faire leur apparition à Paris d’ici quelques mois. Les premiers prototypes sont actuellement fabriqués. Des démos devraient avoir lieu dès juin, et la production lancée en 2017.
 
Les voitures volantes imaginées par le navigateur Alain Thébault sont en quelque sorte de petites déclinaisons de l’hydroptère, ce catamaran XXL qui plane au-dessus de la mer. Mais la SeaBubble est une « voiture » quatre places. Un genre d’hybride entre « une Fiat 500 et un hors-bord, qui vole au-dessus de l'eau », peut-on lire dans Le Figaro. Elle est propulsée par un moteur électrique et ne fait qu’affleurer l’eau. Dès qu’elle est en mouvement, elle ne la touche plus. En effet, « le seul contact avec l'eau en vitesse de croisière est constitué par les quatre foils, sorte de grandes dérives », explique Le Figaro.
 
L’idée est géniale : « rendre aux urbains l'accès aux fleuves, lacs et rivières », explique le concepteur Alain Thébault. Pour autant, si l’hydroptère bat aujourd’hui des records de vitesse, il ne faut pas prendre la SeaBubble pour une Formule 1. 18 km / heure sont prévus sur la Seine à Paris, contre 30 à San Francisco. « Cela préserve les rives et les habitants des péniches des remous », ajoute le navigateur. À l’avenir, il souhaite que les bulles SeaBubble soient achetées par des des particuliers (prévoir 30 000 euros) et « développer un service de transport à mi-chemin entre le taxi et la voiture en libre-service. » On valide.

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