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Textile : mourir pour nos t-shirts

Un an après l’effondrement au Bangladesh de l’immeuble Rana Plaza qui a fait 1138 morts et 2 000 blessés la sécurité des usines textiles de ce pays ne s’est pas améliorée constate un article du Monde. Le quotidien explique « Le fonds d’indemnisation des victimes n’a toujours pas réussi à lever les 40 millions de dollars (29 millions d’euros) prévus, selon les syndicats IndustriALL et Clean Clothes Campaign. Selon eux, seulement la moitié des vingt-neuf marques qui faisaient appel à ces ateliers ont apporté leur obole. « On leur demande pourtant de contribuer à moins de 0,2 % de leurs profits », s’agacent les syndicats. »

Sauver la filière textile : est-il déjà trop tard ?

L’industrie textile française, comme d’autres secteurs industriels, est confrontée à la forte concurrence des pays à faible coût de main d’œuvre. Une grande majorité des entreprises se fournit maintenant à l’étranger et seules les plus innovantes résistent, parfois en relocalisant leur production en France au bénéfice de précieux emplois sur le territoire national. En 10 ans, constate une étude publiée par l’institut d’études Xerfi, « le tissu économique (de la filière textile) s’est réduit de près de 60%, entraînant une forte baisse de l’emploi et de la production tricolore ».