Chercher la petite bête

Les insectes ont la côte. Il faudrait les manger, il faudrait cohabiter avec eux, faire ami ami… Encore un truc de bobo ?

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Chercher la petite bête © Cafeinews

Dans l’inconscient collectif de toute personne normalement constituée, les insectes suscitent de l’aversion. Et pourtant… les petites bêtes, qu’elles soient grimpantes, rampantes ou volantes, deviennent l’objet de toutes les attentions, et de toutes les convoitises : elles sont les stars en devenir des urbains en mal de nature, que l’on incite à recréer sur un rebord de fenêtre, ou sur leurs balcons, de « mini coins de nature » afin d’accueillir ces mandibulates. Bientôt, il sera du plus grand chic, de croquer du grillon à l’apéro. On n’en parle déjà.

Autres initiatives, après le Sénat et l’Assemblée nationale, c’est maintenant à l’hôtel Matignon d’héberger des ruches. Plus étonnant, un restaurant étoilé, à Nice, propose au menu des insectes comestibles, soit des grillons et des vers, « petits », étant précisé sur la carte. Gros, ce sera pour demain…

D’ailleurs ce n’est pas nouveau, et face au défi posé par la démographie mondiale, la FAO – l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et le développement – recommande au monde entier, « d’élever et de manger des insectes. » Même si leur aspect est peu ragoûtant, ils représentent une source inépuisable et écologique, de protéines, de matières grasses et de minéraux.

Même motivé, on se demande si en France, manger des insectes sera possible : l’institut de veille sanitaire vient de publier des résultats inquiétants concernant l’exposition de la population aux pesticides et aux insecticides. En cause, l’épandage agricole massif, et notre phobie des acariens. Car malgré la tendance marginale qui se dessine – aimer les petites bêtes – nous demeurons très allergiques aux invertébrés ! Les chips de fourmis, ce n’est pas encore pour aujourd’hui. Ouf.

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